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Iraqi forces attack Camp Ashraf

Dans notre pays, une alternance vient de se lever. Les socialistes sont au pouvoir, à la présidence de la république et au parlement. Cette situation doit être le prélude à une nouvelle approche politique vis-à-vis du régime iranien et de son opposition principale, le CNRI.

En tant que socialiste, je demande au Président de la République, François Hollande, et à mon gouvernement de recevoir dans les plus brefs délais une délégation du comité français pour un Iran démocratique et du CNRI, de recevoir sa présidente, Maryam Radjavi, afin que des contacts réguliers aient lieu entre le pouvoir politique en France et la résistance iranienne. Je ne suis pas le seul à le demander, tous les élus ici présents et tous les jeunes socialistes du MGS qui sont venus ici aujourd’hui à Villepinte le demandent également.

Nous savons tous combien le peuple iranien et les résistants qui sont ici et qui sont à Ashraf ont souffert des comportements injustes et répressifs des gouvernements antérieurs de droite. Il faut y mettre fin et reconnaitre enfin la résistance iranienne et sa présidente élue, Maryam Radjavi, et ne pas oublier que c’est François Mitterrand, Président de la République, qui l’avait accueillie ici à Auvers-sur-Oise dans votre département.

Nous nous rappelons, nous français, que pendant la dernière guerre, lorsque nous étions envahis par les autorités hitlériennes, les résistants étaient appelés des terroristes. Aujourd’hui heureusement vous n’êtes plus des résistants et les terroristes français de l’époque sont considérés comme des martyrs. En Europe, vous n’êtes plus des terroristes, et j’espère que bientôt le département d’État américain répondra aux préconisations de la Cour d’appel de Washington.

La vérité historique, nous la connaissons tous : avec une répression aveugle, le massacre de l’opposition, les exécutions capitales en public, les mollahs ont plongé l’Iran dans 30 années d’obscurantisme. L’Iran ne pourra trouver sa vraie place au monde, digne de son passé, digne de sa grande civilisation, digne de sa culture que par le remplacement de ce régime indigne par un régime démocratique – qui est représenté ici par vous toutes et par vous tous.

Je me rappelle cet article du monde daté de 1980 qui disait que si la candidature de Massoud Radjavi – que je salue et que j’ai connu personnellement – quelques années plus tard n’avait pas été empêchée par une fatwa de Khomeini, il aurait peut-être alors obtenu des millions de voies et l’Iran aurait peut-être pu connaitre un sort différent.

C’est une réponse claire à ceux qui ont toujours eu des doutes sur le soutien dont dispose votre mouvement, votre résistance à l’intérieur même de l’Iran.

Enfin, je voudrais souligner le point qui me semble crucial aujourd’hui et d’actualité. Les résidents d’Ashraf sont des personnes protégées par la 4ème convention de Genève, ils sont depuis 25 ans en Irak, aujourd’hui le haut comité pour les réfugiés les reconnait comme des demandeurs d’asile, c’est donc de la responsabilité des Nations unies et de son secrétaire général de défendre leurs droits. Ils ne doivent pas faillir à ce devoir. Je regrette le silence du représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Irak devant le gouvernement irakien qui prétend – en violant la loi internationale – que ces personnes d’Ashraf n’ont pas de statut. Le comité français pour un Iran démocratique et les élus qui sont ici mettent solennellement en garde contre ce genre de position, qui ne peut être que le prélude à un autre massacre.

Nous sommes ulcérés par les informations selon lesquelles ce représentant spécial de l’ONU aurait discuté avec le régime iranien sur le sort des opposants d’Ashraf. De quoi s’agit-il ? Il s’agit de discuter avec les bourreaux du sort des victimes. C’est une ligne rouge qui n’aurait pas dû être franchie, c’est une tache indélébile sur l’ONU et son secrétariat général.

Enfin, nous pensons qu’un nouveau transfert vers le camp Liberty ne doit pas avoir lieu tant que les revendications minimales des résidents de ce camp n’ont pas obtenu de réponses. C’est une condition sine qua non. L’Iran est aujourd’hui au seuil d’un tournant décisif, je le crois. La France a son rôle à jouer en se plaçant délibérément au côté du peuple iranien qui souffre et de sa résistance organisée au côté du Conseil National de la Résistance Iranienne et de sa présidente, Maryam Radjavi.

En Iran – comme c’était le cas en France il y a quelques semaines – le changement c’est maintenant ! Vive la résistance iranienne, vive l’Iran libre, nous sommes tous des Ashrafiens !

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