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Iraqi forces attack Camp Ashraf

Mais l'administration de l'Union Européenne ne sera vraiment efficace que si elle lève les entraves qu'elle fait à la principale opposition iranienne. Il y a tout juste un mois, vous le savez, la cour de justice de l'UE a rejeté définitivement le pourvoi que, un peu inconsidérément le gouvernement français avait formé contre la décision du tribunal retirant l'OMPI  de la liste européenne des organisations terroristes. La cour reconnaît ainsi la légitimité du combat des Moudjahidine du Peuple d'Iran, comme l'avait déjà fait au début de l'année la juridiction pénale française. Quelle perte de temps ! Quelle perte d'argent ! Dépensés dans tous ces dossiers. Alors qu'il y a urgence, alors qu'au moment où nous parlons des résistants risquent à tout moment leur vie. Le CFID, le Comité Français pour un Iran Démocratique, vous le savez, est composé de quelques élus et de personnalités françaises. Il appelle plus que jamais le gouvernement français à tirer les leçons de ces décisions de justice, et de cesser de répéter et de propager les rumeurs mensongères contre la résistance iranienne, et de cesser enfin de jouer avec la vie des êtres humains qui sont à Achraf. Les habitants d'Achraf sont confrontés à la menace d'un déplacement forcé vers un camp de concentration nommé avec un humour macabre Liberty. Ce camp, vous le savez, est dépourvu des normes les plus élémentaires. Il ne dispose même pas de l'eau potable. De plus, le premier ministre irakien menace d'arrestation 121 habitants d'Achraf qui ont prétendument fait l'objet de mandats d'arrêt irakiens. En tant que magistrat, je dois vous dire que la justice irakienne me paraît en dessous des minimums acceptables. Elle n'inspire aucune confiance. D'ailleurs, selon les renseignements dont on peut disposer, 80 de ces mandats d'arrêt ont été présentés comme par hasard cinq jours avant le massacre du 8 avril 2011. Et les autres ont été présentés huit jours avant le massacre de juillet 2009. Dans les deux cas, il s'agissait d'évidence de justifier ces massacres. Aucun de ces mandats, sans doute rédigés par le pouvoir exécutif, ne porte de date ou de numéro de série, ni d'identité de juge. Ajoutons que ces menaces sont contraires à l'esprit même de l'accord qui a été signé entre l'Irak et l'ONU. Clairement, les garanties qui avaient été données ont été violées. Mais ce qui nous inquiète le plus, c'est de ne pas comprendre pourquoi l'ONU, la MANUI, le Haut-Comité des Réfugiés restent silencieux face à ce comportement du gouvernement irakien. L'ONU s'était engagée à privilégier la sécurité et la santé des habitants d'Achraf. Alors qu'elle donne l'impression de toujours tenter de satisfaire les exigences du gouvernement irakien. Mon devoir est ici de m'adresser particulièrement à Monsieur le Secrétaire général de l'ONU pour lui demander pourquoi le silence de l'ONU et de son Représentant en Irak persiste devant tant de restrictions et tant d'infractions. Il faut savoir, et disons-le très clairement, que s'il arrive un drame, ce ne sont pas seulement Maliki ou le gouvernement irakien qui seront fustigés, mais ce sera le prestige de l'ONU qui sera atteint. Mais, le nombre des intervenants prévus aujourd'hui pour cette conférence est élevé, je préfère leur passer la parole. Et j'appelle à la tribune Maître William Bourdon, défenseur infatigable des droits de l'homme. C'est lui qui sera le modérateur de la conférence d'aujourd'hui.

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