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Iraqi forces attack Camp Ashraf

Et nous sommes tous témoins de son combat, un combat qu'elle mène depuis des années, d'abord seule, entourée de vous tous, mais seule à la face du monde, et peu à peu, avec persistance, avec intelligence, avec courage, elle a ouvert des portes, elle a ouvert des cœurs, elle a ouvert des sensibilités. Aujourd'hui, lorsque nous parlons du camp d'Achraf, les gens ne nous répondent pas comme il y a un an « Qu'est-ce que c'est ? ». Aujourd'hui, les gens nous disent « Ah oui ! Le camp d'Achraf ! » Peu à peu le monde s'éveille, peu à peu le monde commence à prendre conscience, grâce notamment au travail extraordinaire de nos alliés aux États-Unis. De tous ces hommes et femmes qui sont venus du continent américain pour parler en faveur du camp d'Achraf et qui ont réussi à faire ouvrir les portes des médias américains, beaucoup plus que nous, nous avons réussi à faire ici en Europe. Il nous reste donc beaucoup à faire. Parce que, s'il est vrai que nous avons réussi, par les mots, tous ensemble, et surtout Madame Rajavi, à détenir le compteur de Nouri al-Maliki qui devait s'arrêter au 31 décembre de l'année dernière, il nous reste beaucoup à faire, parce que le plan que nous avons en face de nos yeux nous préoccupe. Et il nous préoccupe parce que l'on nous parle d'un plan de transition dans un camp appelé Liberty, qui est, selon toute évidence, non pas une prison, mais véritablement un camp de concentration. Et je voudrais faire la différence, parce que, voyez-vous, j'ai beaucoup réfléchi à mes dépens. J'ai moi-même connu la vie dans un camp de concentration. Et, ce n'est pas une prison. Une prison, c'est un endroit où la loi existe, c'est un endroit où les prisonniers sont couverts et protégés par une loi, et ont accès à la justice, ont accès à leur famille, ont accès à des soins médicaux, ont accès à la communication. Une prison, c'est dans un système démocratique, un endroit de justice. Mais le camp Liberty n'est pas un endroit de justice. C'est un endroit de violation des droits de l'homme. [applaudissements] C'est un camp qui a été pensé de façon machiavélique, pour humilier, pour atteindre l'homme dans sa dignité, pour réduire la volonté des êtres humains de façon à ce qu'ils baissent la tête et ils se rendent. Et si nous sommes ici, c'est parce que nous sommes de ceux qui ne baissons pas la tête. [applaudissements] Et nous n'allons pas nous rendre, et nous n'allons pas nous rendre face aux mensonges, nous n'allons pas nous rendre face à la violence, nous n'allons pas nous rendre face au temps qui passe pour que les autres oublient. Non, nous allons être ici, constamment, pour être témoins et pour être aussi la voix de ceux qui à Achraf, le camp d'Achraf, oui, le camp de la résistance, oui, effectivement, le camp de la résistance démocratique, oui ! [applaudissements] Pour être leur voix, pour être leurs témoins et pour prendre leur défense. Alors, notre premier but de cette année 2012 est un but terriblement que nous avons tous constaté, mais qui doit être redis. Il est absolument nécessaire que nous réussissions à ce que le gouvernement américain enlève de la liste des terroristes l'organisation OMPI. Cela est absolument vital. [applaudissements] Vital évidemment parce que c'est le déguisement pour pouvoir abuser de la crédulité des êtres humains, de l'opinion publique internationale, et pouvoir donc masquer les horreurs qui sont dans le plan de al-Maliki, horreurs de génocide, horreurs de violation des droits de l'homme, horreurs de mensonges, horreurs, horreurs finalement d'intérêts précis pour que le silence se fasse autour d'une résistance qui est quand même une résistance importante en ce monde (?), alors que nous assistons précisément à ce réveil du monde arabe, à travers le monde arabe, et que cette résistance ici, vous, vous tous qui faites partie de cette résistance, vous êtes un danger, vous êtes un danger parce que vous êtes, vous êtes ceux qui montrez la voie. Vous avez déjà de l'expérience. Et que partout dans le monde arabe, partout dans le monde arabe, votre combat se mène à différents niveaux, mais pour les mêmes raisons, par d'autres personnes, mais exactement avec les mêmes intentions, celles de réussir à libérer de la tyrannie ces peuples frères, vos peuples frères, qui doivent nous concerner tous, parce que oui, nous faisons partie d'un monde globalisé, et que oui, comme le disait le Maire Giuliani, ce qui se passe en Iran a des répercussions aux États-Unis et a aussi des répercussions en Colombie, parfaitement.

Qui parle à l'oreille de Hillary Clinton ? Qui a la possibilité de parler avec Hillary Clinton ? Who can talk to Hillary Clinton ? Who can explain to her what is happening with this organization ? Who can make it clear that this is an incredible moment in History where we have in this Arab Spring an organization, democratic organization, secular organization, that wants to confront the Iranian government, through a solution that is democratic, with prospects of having a non-nuclear Iran and with a leader which is an incredible woman ? [applaudissements] Is that not enough to touch Hillary Clinton's interest ? I say this because we are entering this year in the front of the elections. In the United States and here too. And this is not a matter that can be forgotten when the urgences of elections come through. This is more important than anything, because it's not only the lives of 3400 women and men. It's the concept we have of the world we want to build. This is a world where we all have something to do. What happens in Iran, what happens in Iraq, is something that also happens in our hearts, all over the world. So, we need and I do, I ask Hillary Clinton, as a woman, as a person that has confronted terrorism, that she does what she has to do. Very simple decision, but it is her decision. I have been thinking too, that it's kind of crazy situation that we are all of us here stressing that the MEK is a democratic organization. I don't know if the organizers of this meeting did it on purpose, but just by looking at all the people that are here, invited, we have all fought terrorism. We all have fought terrorism. Each one of us. We have all in our different ways, in our situations in our different moments in life, we have all doubt with terrorism, confronted terrorism, fought terrorism. So, our voice should be sufficient guaranty. [applaudissements] Now, there's only one thing in which I agree with Nouri al-Maliki, I have to confess, that there's one thing in which I think he's right. I think that this is a problem that have to be solved in the four next months. We need to solve this. And I think again as I did it a month ago, it's important to call for the support of president Sarkozy. J'avais demandé il y a un mois au président Sarkozy qu'il nous aide, à être le premier à donner l'exemple pour recevoir les premiers réfugiés d'Achraf, et leur donner asile ici en France. Pourquoi la France ? Parce que c'est la France ! Parce que c'est la France ! [applaudissements] La France qui m'a adoptée, la France qui s'est battue pour moi, merci Philippe, la France qui a été avec ma famille au pied du combat pour la libération des otages colombiens pendant plus de six ans et demi, chaque jour, à chaque instant, jusqu'au retour et jusqu'à la libération. Voilà pourquoi la France. Et le président Sarkozy a, je pense, le courage de prendre des actions et de les confronter. Il l'a fait auparavant, je suis sûre qu'il peut le faire encore. Et je pense au président Sarkozy parce qu'il va falloir que le président Sarkozy nous aide avec son exemple à bouger toute la Communauté Européenne. Parce que nous avons besoin que chaque pays de la Communauté Européenne pense un peu moins à l'euro, et un peu plus aux vies humaines. Et que donc, que nous soyons unis pour distribuer ce que nous pouvons distribuer en ce moment, qui est la solidarité, l'engagement et l'accueil pour des hommes et des femmes qui ont besoin de nous. [applaudissements] Donc, c'est à travers le président Sarkozy, c'est à la Communauté Européenne à laquelle je m'adresse. Mais je voudrais aussi revenir un instant sur le rôle des États-Unis qui est absolument fondamental. Et il est fondamental parce que, et j'ajoute à ce que je vais dire toutes les raisons qui ont été dites auparavant, toutes plus judicieuses les unes que les autres, mais ceux qui regardons ou qui avons regardé les années qui se sont écoulées auparavant avec la distance de ne pas pouvoir y participer, j'ai une profonde tristesse, en tant que citoyenne du monde, de me dire que nous avons vu les États-Unis arriver en Irak pour confronter, oui, une tyrannie terrible, celle de Saddam Hussein, qu'il fallait confronter je crois. Et je sais qu'il y a d'autres points de vue là-dessus, mais moi je crois que c'était nécessaire. Mais je pense que le résultat de cet engagement ne peut pas être le désengagement face à la liberté, à la démocratie et aux droits de l'homme. Et je le dis parce que, quelle plus grave défaite que celle d'avoir réussi à faire tomber le régime de Saddam Hussein pour que grandisse un régime encore plus néfaste, allié à un autre régime qui est finalement le grand ennemi de la démocratie du monde ? Il y a là des réflexions qui doivent se faire. [applaudissements] Comment est-ce que l'Histoire va juger la décision d'avoir envoyé des troupes en Irak pour laisser que l'Iran grandisse et se renforce ? Il y a une contradiction fondamentale. Et si nous ne le disons pas, nous sommes complices. Nous sommes complices par notre silence. Il y a quelque chose que nous ne pouvons pas accepter. Nous ne pouvons pas accepter la contradiction fondamentale d'avoir défendu l'idée de faire la guerre en Irak pour défendre la démocratie, et au moment où les principes de la démocratie sont en jeu, tout simplement regarder ailleurs parce que cela nous encombre. Parce que peut-être nous avons dans notre agenda d'autres intérêts. C'est pour ça que je fais appel à Hillary Clinton. Parce que je crois qu'elle est justement dans ce moment de la vie où elle peut prendre des responsabilités pour elle, pour son pays, en tant que femme, pour nous, pour ses ambitions personnelles, présidentielles par la suite si elle continue à en avoir. Mais surtout pour le monde. Quel est ce monde dans lequel nous vivons, dans lequel les choses se font de façon incohérente ? Nous ne pouvons pas accepter les milliers de morts en Irak. Si Nouri al-Maliki peut tuer sans conséquence la résistance iranienne démocratique, les hommes et les femmes de bien qui sont en ce moment à Achraf. Alors, oui, je suis d'accord avec lui, qu'il faut trouver une solution, mais cette solution, ce n'est pas celle de Nouri al-Maliki, c'est notre solution à nous. C'est celle de trouver le moyen pour que rapidement ces 3400 hommes et femmes soient en terre sauve. Que faut-il faire ? D'abord demander à l'ONU de faire ce qu'elle doit faire. Pourquoi est-ce qu'elle prend autant de temps l'ONU pour faire ce qu'elle doit faire ? Pourquoi est-ce que les interviews n'ont pas commencé depuis le 1er janvier alors qu'un accord a déjà été signé ? Nous voulons des actions, nous voulons des responsabilités, et nous voulons surtout dire à nos frères et sœurs d'Achraf que nous sommes ici tous ensemble, nous tous qui avons lutté contre le terrorisme, nous sommes là pour lutter contre le pire des terrorismes, c'est le terrorisme d'État, le terrorisme légal, le terrorisme qui ose siéger aux Nations Unies. Merci.

 

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