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Iraqi forces attack Camp Ashraf

Mais un petit peu peiné parce que leur présence signifie malheureusement que la pression demeure sur Achraf et qu'il faut décidément lourdement insister, nous mobiliser, et la guerre ne se gagne que dans la durée, contre les injustices, l'oppression et l'impuissance, Monsieur le Maire Giuliani l'a bien souligné en dénonçant le rôle de l'ONU qui fonctionnerait peut-être mieux, je me permets de le signaler, s'il n'y avait pas le droit de veto dont les États-Unis ne se privent pas d'ailleurs au passage d'user, mais heureux et un peu peiné. Comme mes collègues, Porter Gross et Louis Freeh, je dis mes collègues, je parle d'une autre vie, j'ai effectivement une connaissance je crois approfondie de l'organisation de l'OMPI, cela date à, je n'ose pas vous dire à combien d'années, enfin bon, disons à un quart de siècle, des habitants d'Achraf et des autres camps de la résistance iranienne, que j'ai eu l'occasion de visiter.

Indiscutablement, c'est un discours lancinant, c'est une affirmation sur laquelle il faut revenir : l'OMPI n'est pas et n'a jamais été une organisation terroriste. L'OMPI n'a jamais répondu aux critères de la définition d'une organisation terroriste, et il faut ici insister sur le fait que personne n'ose aborder, cette question qui est pourtant absolument fondamentale : qu'est-ce qu'une organisation terroriste ? C'est une organisation qui attaque, qui s'en prend à des populations civiles,  par définition innocentes, ou c'est une organisation qui exporte la violence. L'OMPI ne répond, si je puis dire, à aucun de ces critères et l'OMPI n'est pas et n'a jamais été une organisation terroriste. Pourquoi faut-il que l'on n'écoute pas sur ce point, sur ce problème de définition, de sémantique, ceux qui ont en charge la lutte anti-terroriste, ceux qui savent quand même – ou alors ils ne font pas bien leur métier – de quoi ils parlent. Lorsqu'ils se sont éloignés de la politique politicienne, nos collègues américains ont toujours témoigné dans ce sens. Je rends vraiment un hommage sincère, parce que je ne suis pas toujours un allié facile avec les États-Unis, mais je rends un hommage sincère à ces qualités américaines, à cette grande qualité de l'honnêteté et de la franchise que malheureusement nous ne possédons pas toujours. Il faut savoir dire que la grande honnêteté de nos amis américains à cet égard nous frappe et nous soutient, et c'est probablement dans le même sens que nos juges anti-terroristes, nos tribunaux en France comme en Europe, très récemment encore à Luxembourg, se sont prononcés en déclarant très nettement et sans jamais revenir sur le moindre jugement, que l'OMPI n'est pas une organisation terroriste, et que les activités de la population d'Achraf n'ont rien qui menace ni la quiétude de l'Irak, ni bien entendu celle des pays occidentaux qui ont, je dis la chance, je dis bien la chance, je souligne, de les accueillir.

C'est pourquoi aujourd'hui doit être posée la question de savoir pourquoi, avec quelles motivations l'Organisation des Moudjahidine du Peuple d'Iran est maintenue dans la liste terroriste américaine. Cette obstination qui est celle de la mouche qui est prisonnière dans un bocal ou dans une bouteille a quelque chose d'affligeant, s'agissant d'un grand pays et d'une administration de laquelle j'avoue personnellement ne plus rien comprendre. Pourquoi l'administration de monsieur Obama, quelles sont les raisons pour lesquelles l'administration de monsieur Obama refuse la radiation, le retrait de l'OMPI de la liste terroriste. Monsieur le Maire Giuliani y a répondu, il y a répondu avec évidemment avec une franchise et une clarté que je ne peux pas me permettre. Je ne peux tout de même pas me permettre de trop critiquer la politique américaine, mais je pense qu'il a parfaitement mis le doigt sur l'endroit qui à cet égard fait mal. Et je voudrais à cet égard évoquer le discours courageux il y a quelques jours du Secrétaire général des Nations Unies en voyage au Liban. Il est vrai que les secrétaires généraux des Nations Unies sont obligés de se contenter de discours, fussent-ils courageux. Lorsqu'il a dit l'ordre ancien est en ruine, qui repose sur la loi d'un seul homme, la perpétuation des dynasties familiales, le monopole de la richesse et du pouvoir, la réduction au silence des médias, la privation des libertés fondamentales. C'est une très bonne définition effectivement de ce que sont les régimes totalitaires, à commencer par l'euclothéocratie d'Iran. L'euclothéocratie, comme disent nos amis suisses qui parfois nous donnent des leçons de français, c'est la théocratie des voyous. Monsieur Ban Ki-moon a estimé aussi que le transfert véritable du pouvoir au peuple, le développement de la pluralité, l'attention portée à la jeunesse et la possibilité réelle offerte aux femmes de participer aux prises de décisions et au pouvoir sont indispensables à la démocratie. Et si nous devions réécrire la Déclaration des Droits de l'Homme, je pense qu'il faudrait inscrire comme article premier les droits des femmes qui effectivement aujourd'hui de manière indiscutable distinguent les régimes démocratiques des autres. Les pays dans lesquels les femmes n'ont pas de pouvoir ou ont moins de pouvoir ou ont peu de pouvoir ne sont pas des démocraties. Et Madame Rajavi, quant à elle, [applaudissements] Madame Rajavi a salué cette déclaration, non pas parce qu'elle est une femme, mais parce qu'elle est la Présidente d'une organisation démocratique. L'OMPI n'est pas seulement une organisation non-terroriste, c'est aussi une organisation démocratique. Dans son rapport en juillet dernier au Conseil de Sécurité des Nations Unies, concernant Achraf, le même Monsieur Ban Ki-moon, avait insisté sur une solution qui devait être obligatoirement acceptable à la fois par le gouvernement irakien dont on ne peut pas évidemment après l'avoir rétabli dans sa souveraineté venir la contester, et par les habitants d'Achraf. Dans sa déclaration du 26 décembre, qui était le résultat d'une négociation que nous avons tous saluée parce que nous pensions que ce serait la dernière, mais c'est comme avec les nazis, pardonnez-moi cette comparaison, vous avez beau marquer un point, et bien, ils remettent toujours en cause les accords qu'ils ont donnés. Et indiscutablement, les deux conditions, enfin les deux conditions fondamentales qui étaient posées, du respect des droits de l'homme, du respect du droit humanitaire international, et de l'accord donné par les habitants d'Achraf à leur déplacement volontaire, ces deux conditions malheureusement qui étaient semble-t-il réunies le 26 décembre 2011, ne le sont plus tout à fait ou ne sont plus du tout aujourd'hui.

Bien entendu, ce qui se passe aujourd'hui à propos des résidents d'Achraf n'a pas de rapport avec les valeurs et les critères sur lesquels le Secrétaire général de l'ONU a mis l'accent. C'est pourquoi il serait intéressant qu'il donne, qu'il livre aujourd'hui un avis personnel sur la crise d'Achraf, qu'il s'assure personnellement que ce qui se passe pour les habitants d'Achraf correspond bien aux valeurs de l'ONU sur lesquelles il ne cesse à juste titre d'insister, ou bien, ou bien, s'agit-il d'un plan délibéré, fomenté par le régime iranien et mis en œuvre par le gouvernement irakien, dont j'hésite à dire qu'il est fantoche bien que je le pense très fortement, en abusant bien évidemment de l'ONU et en s'abritant derrière l'autorité de l'ONU.

Le gouvernement irakien va faire effectivement de ce camp une prison, Monsieur le Maire de New York Giuliani l'a dit, et il a raison de le dire, il est vrai que la réduction de 40 km² à un demi km² a quelque chose qui ferait rire, si ce n'était pas aussi tragique. Il est évidemment, la ficelle est tellement grosse, l'entorse, le coup de canif donné au contrat est tellement fort, il a percé le papier, qu'aujourd'hui il faut que le Secrétaire général de l'ONU intervienne personnellement dans ce dossier.

La parole des habitants d'Achraf a été oubliée. Ils ont été exclus des négociations. Comment peut-on aujourd'hui décider du destin d'une population, fût-elle de quelques milliers de personnes, sans lui demander son avis ? Où est la démocratie en ceci ? Pour moi qui les connais personnellement, qui connais leur sens de la responsabilité, leur sens de la discipline, leur engagement, je pense que c'est inadmissible. C'est pourquoi je préfère lire ici quelques passages de cette lettre à laquelle Monsieur Giuliani a également fait allusion, qui a été signée par, je pense, la totalité des habitants d'Achraf, à l'Ambassadeur Kobler, qui ne fait pas mal son travail, il faut le dire aussi, le Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU. Ces extraits sont les suivants. Pourquoi les habitants d'Achraf qui doivent partir au camp Liberty n'ont toujours pas la moindre information sur les conditions de vie là-bas ? Pourquoi jusqu'à présent la MANUI n'a pas réussi à obtenir la permission d'inspection préalable du camp Liberty, je passe sur l'appellation, par quelques personnes du camp d 'Achraf ? Pourquoi ne prend-elle pas position là-dessus ? Pourquoi un protocole d'accord a-t-il été signé avec le gouvernement irakien sur « notre destin », je rappelle que ce sont les habitants, les résidents d'Achraf qui parlent, sans nous en avertir et sans notre accord, alors que la direction d'Achraf avait dit que, comme le précisaient les déclarations du Secrétaire général de l'ONU, tout devait se faire avec l'aval, avec l'approbation des habitants d'Achraf ? Pourquoi la MANUI, face aux violations flagrantes des droits de l'homme et du droit humanitaire international dont nous sommes victimes, garde-t-elle le silence ? Pourquoi une incarcération collective, et je crois que le terme est parfaitement qualifié ? Pourquoi des appareils d'écoute et d'émission de brouillages tout autour de nous perturbent aujourd'hui jusqu'à nos téléphones et nos télévisions ? Sans des garanties minimales, nous ne pouvons accepter le moindre déplacement. Il semble que le régime iranien et le gouvernement irakien veulent à travers ce certificat de conformité par la MANUI et le HCR imposer leurs conditions au camp Liberty et nous faire choisir entre la mort et la reddition au fascisme religieux, et nous ne nous soumettrons jamais. Nous espérons que la MANUI et le Commissariat ne participeront pas à cette catastrophe qui se prépare contre nous. Fin de citation. Je connais trop bien les habitants d'Achraf, je connais leur courage, je l'ai dit tout à l'heure, leur dignité, et je sais qu'ils ne se plieront pas à la reddition des mollahs. Ils auront raison. Mais à quel prix ? Espérons que l'ONU évitera un désastre. Qu'elle prendra, qu'elle saura prendre ses distances avec les injustices imposées par les autorités irakiennes. Et les assurances minimales qu'a réclamées ici voici quelques minutes à cette tribune Madame Rajavi, sont véritablement les seules qui soient de nature à assurer un transfert dans des conditions humainement acceptables. Je dis bien acceptables, et pas davantage. [applaudissements]

J'en terminerais en donnant cet exemple du 17 juin 2003, vous vous souvenez de ces journées noires, ces journées horribles, qui nous rappellent aujourd'hui à la vigilance et à la confiance. Elles nous rappellent à la vigilance à l'encontre de l'euclothéocratie, je vous demande de retenir le mot parce qu'il faudrait qu'il fasse flores, du VEVAK et de leurs alliés plus ou moins complaisants. Mais c'est aussi un appel à la confiance à l'endroit de notre justice, à l'endroit du peuple qui a si bien réagi à l'injustice, et je rappelle qu'à cet égard, si dans un premier temps une partie du monde politique et un certain nombre d'autorités – ce que je dénonce dans ce livre – ont tendu une oreille complaisante, ont offert une oreille complaisante aux revendications, aux diktats, aux injonctions des mollahs, le peuple français et en particulier ce bon peuple d'Auvers-sur-Oise, a su réagir avec une dignité et une simplicité qui forcent encore aujourd'hui l'admiration. C'est, je crois, un exemple de cette force du militantisme que vous incarnez, parce que sans vous, sans le message que vous êtes en train de faire passer à vos amis, à nos amis d'Achraf, je pense que rien ne serait possible. Mais avec vous, désormais, je pense que tout est possible.

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